Séminaire de l’équipe SD
Responsables : Timothée BENARD, Charles FOUGERON et Mingkun LIU
Mercredi 6 mai 2026
13:30 Marthe Guillermit (ENS Paris)
Résumé
Comptage des géodésiques sur les surfaces de grand genre
Salle B405, bâtiment B, LAGA, Institut Galilée, Université Paris 13A quoi ressemble une géodésique fermée générique sur une surface de grand genre ? Cela dépend de la longueur maximale L qu'on autorise: les géodésiques simples non-séparantes sont dominantes parmi les géodésiques relativement "courtes". Toutefois, dès que L dépasse un certain seuil, leur nombre devient négligeable devant les géodésiques non-simples. Nous donnerons les énoncés exacts et expliquerons ces résultats en détaillant le lien entre comptage des géodésiques en grand genre et développement asymptotique des volumes des espaces de modules.
15:00 Victor Le Guilloux (Université de Strasbourg)
Résumé
Pseudo-convolution et comptage moyen de géodésiques sur des surfaces hyperboliques
Salle B405, bâtiment B, LAGA, Institut Galilée, Université Paris 13L'espace des modules est l'espace des métriques hyperboliques sur une surface topologique donnée, à isométries près. Une fois équipé de la mesure de Weil-Petersson normalisée, cet espace devient probabilisé et les données géométriques des surfaces hyperboliques deviennent des variables aléatoires. Nous verrons au cours de cette présentation comment intégrer une classe de variables aléatoires dites géométriques, dont la définition fait intervenir les longueurs de géodésiques fermées. Nous verrons comment l'intégration de ces variables est liée au procédé de pseudo-convolution et nous exploiterons ce lien pour déterminer des estimations du nombre moyen de géodésiques de longueur et de topologie fixées.
Mercredi 20 mai 2026
11:00 Corentin Correia (IMJ-PRG, Paris Cité)
Résumé
Equivalence orbitale pour les systèmes de rang un
Salle B405, bâtiment B, LAGA, Institut Galilée, Université Paris 13Deux bijections mesurables sur un espace de probabilité standard, préservant la mesure, sont orbitalement équivalentes si, à conjugaison près, elles partagent les mêmes orbites. Cependant, Dye a démontré que cette relation ne permet pas de distinguer les bijections ergodiques. L'équivalence orbitale quantitative propose de renforcer la définition de l'équivalence orbitale, dans le but d'obtenir un juste milieu entre cette relation triviale et le problème très compliqué de la conjugaison.
Le célèbre théorème de Belinskaya énonce que l'équivalence orbitale intégrable se résume au problème de flip-conjugaison. On sait d'après Carderi, Joseph, Le Maître et Tessera que ce résultat n'a plus lieu pour les régimes sous-intégrables, où le seul invariant connu (à part l'ergodicité) est l'entropie : Kerr et Li ont démontré que deux bijections log-intégrablement orbitalement équivalentes ont la même entropie.
Je parlerai des nombreux résultats de flexibilité connus jusqu'à maintenant. A titre d'exemple, un travail en commun avec Spyridon Petrakos a très récemment abouti au résultat suivant : les régimes sous-intégrables de l'équivalence orbitale ne permettent pas de distinguer les transformations de rang un. Ces transformations d'entropie nulle sont génériques parmi les bijections préservant la mesure de probabilité et décrivent des propriétés dynamiques très variés.
13:30 François Le Maître (Dijon)
Résumé
Autour du théorème de Belinskaya
Salle B405, bâtiment B, LAGA, Institut Galilée, Université Paris 13Découvert en 1959, le théorème de Dye stipule qu'à identification mesurable près, toutes les bijections ergodiques préservant une mesure de probabilité (sans atomes sur un espace standard) induisent la même partition de l'espace en orbites. En 1969, de l'autre côté du rideau de fer, Belinskaya démontre qu'à l'inverse, si l'on demande que l'identification des orbites soit intégrable (en un sens que l'on précisera), alors les deux bijections sont conjuguées, quitte à éventuellement remplacer l'une par son inverse. Dans cet exposé, je présenterai le théorème de Belinskaya ainsi que quelques groupes polonais associés à de la dynamique mesurable, groupes dont l'étude est motivée par ce théorème. Il s'agit d'une part des groupes pleins L1, que j'ai définis et étudiés en 2018, et d'autre part les groupes pleins commensurants, qu'Antoine Derimay a étudiés lors de son stage de M2 sous ma direction en 2024.